juste une ébauche pour vous introduire à l'histoire de Trieste
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Trieste est un ville en même temps simple et complexe, traditionnelle et moderne, périphérique et centrale.
Umberto Saba, poète triestin (Trieste 1883 – Gorizia 1957) l’a bien décrite en disant qu’elle lui apparaît comme une porte ouverte aux rêves qui planent sur l’Adriatique, bercés par la rose des vents, mais aussi comme une maison au bout du quai, qui plane entre ciel, Karst et mer, ouverte aux « foresti » (aux étrangers).
Ces étrangers sont aujourd’hui des visiteurs curieux, étaient autrefois les voyageurs illustres qui peuplaient ses rues, ses places et ses rives, qui étaient des gens de tout lieu, attirés par le chant de sirène d’une ville en ascension continuelle et incessante. C’étaient des entrepreneurs et des commerçants de tout pays de la Méditerranée et de l’Europe centre-orientale qui venaient dans cette Trieste commerçante du XVIIIème et XIXème siècle, débouché idéale pour les entreprises et les commerces.
Trieste, ville des Habsbourg, accueillait tout le monde sans regarder la race, la religion, la langue, les traditions et lui permettait de rester eux-mêmes dans le respect réciproque et dans l’activité constante commune. Le fait de s’organiser en Communautés permettait aux populations immigrées de maintenir vivante leur langue maternelle et leur foi.
Cette composition sociale si articulée a produit une architecture civile et religieuse composite. Peu de villes pouvaient se vanter d’avoir déjà en 1700 un si grand nombre d’églises dédiées à un nombre si élevé de cultes différents. Et aujourd’hui encore on peut visiter l’église grecque-orthodoxe de San Nicolò dei Greci (Saint-Nicolas des Grecs),
l’église serbe-orthodoxe de la Santa Trinità e San Spiridione (Sainte Trinité et Saint Spiridion),
l’église vaudoise de San Silvestro (Saint Silvestre), l’église évangélique
et la Synagogue
et évidemment toutes celles catholiques, une sur toutes la Cathédrale de San Giusto (Saint Juste)
(toutes les photos ont été trouvées sur le net)
Petit-à-petit la ville prend cet aspect cosmopolite qui va caractériser sa vie de tous les points de vue sous le règne de Charles VI d’Habsbourg
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et de l’impératrice Marie-Thérèse, sa fille.
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Et c’est une façon de vivre et de voir le monde qui est propre de l’esprit des triestins encore aujourd’hui.
La position géographique de la ville a eu une importance non négligeable pour cet esprit cosmopolite. Elle est périphérique par rapport à l’Italie, mais elle est centrale par rapport à l’Europe, lieu de rencontres idéal des pays de l’Adriatique et des vallées transalpines.
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Mais cette position particulière, est à la base de son destin de zone disputée parmi des peuples de culture différente tels que les Vénitiens, les Slaves, les Autrichiens etc. ce qui a fait que Trieste a été soumise aux humeurs de l’histoires. Elle a joué parfois le rôle de frein quand les temps étaient à la clôture historico-politique et parfois le rôle du surdoué quand les temps étaient à la cohabitation pacifique.
Cet aspect contradictoire aussi est partie intégrante de ces éléments qui font de Trieste une ville différente, d’une grâce sauvage qui dérive des contrastes des vicissitudes humaines qui se déroulent devant le scénario du Karst, de la dureté et de l’aspérité de sa pierre qui rencontre et qui s’oppose au bleu rêveur de la mer.

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