Le Bensone ("belson" ou bien "busilan" en dialecte de Modène) est un gâteau d’origine de cette ville. On le dit le plus simple et ancien de la région. Au XIIIème siècle la communauté de Modène l’offrait à la corporation des forgerons et des orfèvres en l’occasion de la fête de Saint Eligio, leur patron. L’étymologie du nom semble dériver du français. Selon certains étymologues du français « pain de son » car autrefois on utilisait la farine non tamisée ; selon d’autres étymologues il dériverait de l’habitude de le servir en l’occasion de fêtes religieuses , et donc du français « pain de bendson » - pain de la bénédiction car on avait l’habitude de le faire bénir à l’église le dimanche.
La recette antique, restée presque la même dans le temps, prévoyait de la farine complète, du lait, des œufs, du beurre et du miel. Aujourd’hui on utilise du sucre à la place du miel et de la farine à pâtisserie au lieu de la farine complète.
Le bensone est servi simple couvert de sucre en grain ou bien farci de 100 gr de confiture ou de « savor » (une compote de coing, pommes, poires, noix et amandes, zeste de citron et d’orange et moût cuit très longuement jusqu’à obtenir une crème collante qu’on peut badigeonner).
C’est un gâteau à la pâte dorée et souple qui s’imbibe facilement surtout, comme tradition veut, dans le lambrusco, un vin rouge pétillant. La forme est très souvent ovale comme un gros pain, surtout si farci, ou bien en forme de S.
Avec la même pâte on prépare aussi la « brazadèla » - la couronne qui traditionnellement était offerte, bénie, aux jeunes confirmés. Cette tradition est restée vivante au moins jusqu’en 1920 quand elle venait vendue sur des bancs à l’extérieur du Dôme de Modène le jour de la confirmation. On les préparait en forme de couronne avec un très large trou au milieu car autrefois on les portait en enfilant le bras dans le trou.
Source : percorsigastronomici.it
J’ai préparé la version allégée plus moderne du gâteau car je la trouve très appétissante. La version originale prévoit 5 œufs pour la même quantité de farine, plus de sucre et plus de beurre et je trouve que ce n’est plus tellement adapté à notre époque et surtout à mon estomac. Mes amis la préfèrent aussi, donc voilà la version moderne de ce gâteau doré.
Ingrédients :
500 r farine à pâtisserie
150 gr sucre semoule
120 gr beurre légèrement ramolli
3 œufs moyens – en garder une cuillère pour badigeonner
2 ou 3 CàS lait (si nécessaire)
1 citron (zeste râpé)
20 gr rhum
16 gr levure chimique
1 pincée sel fin
Préparation :
Préchauffer le four à 180 degrés. Couvrir la plaque du four de papier sulfurisé.
Verser la farine, le sucre, la levure et le sel et mélanger puis tamiser dans le bol du pétrin. Ajouter le beurre coupé en petits cubes
et actionner le pétrin à petite vitesse (2 sur 6) jusqu’à obtenir un mélange grumeleux.
Battre légèrement les œufs,
en réserver une cuillère pour badigeonner (15 gr environ), puis les unir à la farine et au beurre.
Continuer à pétrir jusqu’à ce que la pâte commence à se former
puis ajouter le rhum et le zeste du citron.
Ajouter le lait à cuillerées et pétrir jusqu’à ce que la pâte soit bien formée.
Elle doit avoir la consistance d’une pâte à pain.
Verser la pâte sur le plan de travail très légèrement fariné
et pétrir à la main en les farinant très légèrement jusqu’à ce que la pâte souffle.
Vous obtenez une pâte lisse, homogène bien brillante.
Donner la forme que vous voulez au gâteau, ovale ou en forme de S,
le déposer sur la plaque du four, le badigeonner d’œuf battu allongé avec une cuillère de lait
puis couvrir abondamment de sucre en grains.
Enfourner et cuire environ 40 minutes, ça dépend des fours, contrôler la cuisson à l’aide d’un pic en bois.
Couper le feu, sortir du four et déposer délicatement sur une grille à pâtisserie,
le laisser refroidir complètement avant de le déposer sur le plat de présentation
et de servir coupé en tranches. Ne pas le couper avant qu’il ne soit pas complètement froid parce que vous risquez de le casser.
trouvé sur le net